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Prime carburant : 1 000 € exonérés par salarié jusqu'au 31 décembre 2026

Le plafond d'exonération est passé de 300 € à 600 €, puis à 1 000 € par an et par salarié. La mesure s'arrête le 31 décembre 2026, et deux conditions d'attribution restent suspendues jusque-là.

L'équipe Safepaye

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À retenir

  • Le plafond exonéré atteint 1 000 € par an et par salarié, pour les primes versées jusqu'au 31 décembre 2026.
  • La prime reste facultative : aucun employeur n'est tenu de la verser.
  • Deux conditions sont levées jusqu'à fin 2026, dont l'interdiction de cumul avec l'abonnement de transport public.
  • Les textes d'application ne sont pas publiés ; l'administration admet qu'on applique la mesure dès maintenant.
  • Au 1er janvier 2027, retour au droit commun si rien n'est voté d'ici là.

La prime de transport couvre les frais de carburant et d'alimentation des véhicules électriques engagés par vos salariés pour venir travailler. Son plafond d'exonération a été relevé deux fois en 2026 : de 300 € à 600 € en août, puis de 600 € à 1 000 € en septembre. C'est aujourd'hui le moyen le plus direct d'augmenter le pouvoir d'achat d'un salarié sans payer un euro de cotisations. À condition de respecter des règles que beaucoup découvrent le jour du contrôle.

Trois montants en six mois

  • Droit commun : 300 € par an et par salarié pour les frais de carburant, 600 € en cumulant avec le forfait mobilités durables.
  • 6 août 2026 : le Bulletin officiel de la sécurité sociale porte le plafond à 600 € pour les primes versées jusqu'au 31 décembre 2026. L'Urssaf le relaie le 19 août.
  • 22 septembre 2026 : un communiqué du Gouvernement le porte à 1 000 €, sur la même période.

Quels salariés peuvent en bénéficier

Le salarié doit relever d'au moins une de ces situations :

  • Il réside ou travaille hors d'une agglomération de plus de 100 000 habitants.
  • Ses horaires de travail sont incompatibles avec les transports collectifs.
  • Il est amené à se déplacer à ses frais sur plusieurs lieux de travail.

Trois profils en sont exclus : le salarié disposant d'un véhicule de fonction dont l'employeur paie le carburant, celui qui est logé sans frais de transport, et celui dont le transport est assuré gratuitement par l'employeur.

Comment la mettre en place

La prime est facultative, mais son institution ne l'est pas. Elle résulte, dans cet ordre :

  1. d'un accord d'entreprise ou inter-entreprises ;
  2. à défaut, d'un accord de branche ;
  3. à défaut, d'une décision unilatérale de l'employeur, prise après consultation du CSE s'il en existe un.

L'accord ou la décision fixe le montant, les modalités et les critères d'attribution. Toute modification de ces modalités se notifie aux salariés au moins un mois à l'avance.

Ce qu'on vous demandera en cas de contrôle

  • L'accord collectif ou la décision unilatérale qui institue la prime.
  • Les éléments justificatifs recueillis auprès des salariés bénéficiaires.
  • Les bulletins de paie, sur lesquels le montant doit apparaître.
  • Le traitement des temps partiels : montant identique à partir de 50 % d'un temps complet, proratisé en dessous.

Une prime mal instituée n'est pas annulée : elle est requalifiée en salaire, avec les cotisations et les majorations de retard correspondantes. C'est le genre de redressement qui se chiffre vite quand la prime a été versée à tout l'effectif pendant un an. L'accompagnement pendant un contrôle URSSAF fait partie de nos prestations.

À ne pas confondre avec l'aide de l'État

Une aide publique de 100 € destinée à certains automobilistes a circulé dans l'actualité en octobre 2026. Elle n'a aucun rapport avec la prime de transport : elle est versée par l'État au particulier, quand la prime carburant est versée par l'employeur à son salarié, sur décision de l'entreprise. Vos salariés confondront les deux. Mieux vaut l'avoir en tête avant la question.

Ce qui se passe au 1er janvier 2027

Les assouplissements cessent le 31 décembre 2026. Sans texte nouveau, le droit commun reprend : 300 € pour les frais de carburant, 600 € en cumul avec le forfait mobilités durables, et les conditions d'attribution redeviennent pleinement opposables, y compris l'interdiction de cumul avec l'abonnement de transport. Une prime instituée par décision unilatérale sans terme continuerait, elle, de produire ses effets — mais sans l'exonération.

Une prime exonérée mal instituée reste une prime. Elle devient simplement du salaire, avec tout ce qui va avec.

Si vous envisagez de verser cette prime avant la fin de l'année, le paramétrage en paie et la rédaction de la décision unilatérale se préparent maintenant : le plafond relevé ne vaut que pour les sommes effectivement versées au 31 décembre.

Sources officielles

#Prime carburant#Frais de transport#Exonération#2026

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