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Embaucher un apprenti en 2026 : aide reconduite, exonérations et le seuil qui piège les employeurs

L'aide à l'embauche est prolongée pour les contrats conclus jusqu'au 31 décembre 2026. Mais depuis 2025, la fraction de rémunération dépassant 50 % du SMIC est soumise à cotisations salariales et CSG-CRDS.

L'équipe Safepaye

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À retenir

  • L'aide à l'embauche est reconduite pour les contrats conclus du 8 mars au 31 décembre 2026.
  • Elle couvre les formations jusqu'au niveau 7, soit bac+5.
  • La fraction dépassant 50 % du SMIC supporte cotisations salariales et CSG-CRDS.
  • Les exonérations patronales restent larges mais ne couvrent pas tout.

L'apprentissage reste le contrat le plus soutenu financièrement, mais son régime social s'est resserré. Entre une aide reconduite d'un côté et un seuil d'exonération abaissé de l'autre, le calcul du coût réel d'un apprenti mérite d'être refait — les repères d'il y a deux ans ne valent plus.

L'aide à l'embauche en 2026

L'aide exceptionnelle aux employeurs d'apprentis a été reconduite par décret du 6 mars 2026. Elle s'applique aux contrats d'apprentissage conclus entre le 8 mars 2026 et le 31 décembre 2026, dont l'exécution débute avant le 1er janvier 2027.

Le champ des formations éligibles est large : tout diplôme ou titre professionnel enregistré au répertoire national des certifications professionnelles, jusqu'au niveau 7 — c'est-à-dire jusqu'au niveau bac+5.

Les exonérations patronales

Les employeurs d'apprentis restent exonérés d'un ensemble important de cotisations patronales :

  • Les cotisations d'assurances sociales — maladie, maternité, invalidité, décès.
  • Les allocations familiales.
  • La contribution solidarité autonomie.
  • Le FNAL.
  • Le versement mobilité.
  • La contribution au dialogue social.
  • Les cotisations patronales d'assurance chômage.

Cette liste est large, mais elle n'est pas exhaustive : les cotisations de retraite complémentaire et les autres contributions restent dues selon les règles de droit commun.

Le seuil qui change tout côté salarié

C'est le point le plus souvent mal appliqué. Pour les contrats d'apprentissage conclus depuis le 1er mars 2025, la fraction de rémunération excédant 50 % du SMIC est assujettie aux cotisations salariales, ainsi qu'à la CSG et à la CRDS.

Le seuil suit donc mécaniquement le SMIC. Avec un SMIC mensuel brut de 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026, la limite d'exonération correspond à 933,51 € par mois : au-delà, la part excédentaire est soumise à retenues.

Calculer le coût réel avant de s'engager

  1. Déterminer la rémunération légale applicable, selon l'âge de l'apprenti et son année de contrat, en pourcentage du SMIC.
  2. Vérifier si la convention collective prévoit un pourcentage plus favorable, ce qui est fréquent.
  3. Appliquer les exonérations patronales correspondant à la situation de l'entreprise.
  4. Déterminer la part de rémunération dépassant 50 % du SMIC et les retenues salariales associées.
  5. Intégrer l'aide à l'embauche si le contrat est éligible, et les frais de formation restant à charge.

Un apprenti mal paramétré coûte doublement : en régularisation de cotisations d'un côté, et en confiance perdue de l'autre, lorsque le jeune découvre que son net a été mal calculé pendant plusieurs mois.

Sources officielles

#Apprentissage#Alternance#2026

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